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Sortie Ardennes Classic 2008
Enviado el 09 January 2009 à 22:38:44 CET
Sorties
C’est dans les vieilles carcasses rouillées que battent les cœurs de braves……… ….et de la bravoure il en fallait pour surmonter les épreuves de cette édition 2008 de l’Ardennes classic. Un Roadbook aux petits oignons, des routes qui tournent, un temps radieux, des classiqueux en cannes, des GO toujours disponibles et surtout patients, tous les ingrédients d’une rencontre réussie. Réussie n’est pas le terme approprié. Inoubliable, inavouable, porschique conviendraient davantage. Cerise sur le gâteau, les belges étaient venus.







On se demande même si l’on doit en faire le récit, tant celui-ci pourrait générer de jalousies, d’envies et de déception pour ceusses qui n’auraissent eu le privilège de partager ce moment de gloire.

Samedi 30 Août : 7h00 du matin, on entre dans le garage, on respire l’odeur d’huile qui filtre de cette vieille carcasse endormie. On passe la main le long de la carrosserie portant encore les stigmates de la dernière sortie Lozère. Puis on tire la portière, on s’affale dans l’habitacle comme une vieille bouse et on s’enfonce dans le fauteuil moelleux d’un salon époque Frédéric Dare (ou Frédéric II de Bavière, c’est selon). Toujours ces émanations de vieux chanvre qui taquinent les narines, la clef de contact, on prend une respiration, on bloque à la moitié de l’expiration et on tourne la clé en soufflant comme un veau . Le tableau de bord s’anime, le doux bruit de la pompe à essence nous indique que la batterie fonctionne (c’est déjà pas mal). On respire, on re-bloque et on serre les fesses (accélérateur à main vers le haut) on retourne la clé et …… CA MARCHE !!!!!!. Le moteur part au quart de tour, s’ébroue dans un vacarme d’échappement non homologué (et mémère gueule à l’étage parce que ça réveille les mioches). Marche arrière en urgence (un coup de gaz pour que ça rentre bien dans le beurrier) et on recule doucement. Pendant que la vielle chauffe, maman fini de se maquiller et sort de la maison sapée avec les nippes de sa mère pour faire raccord avec la carrosserie de l’antique bolide pré-prohibition.

Puis c’est le départ de l’étape de concentration. Un café vite avalé chez le bison, une petite prière à Saint Christophe patron des chauffards alcooliques plus ou moins anonymes et on trace vers le premier point de regroupement des Parigos, quelques kilomètres au nord du grand aérodrome qui porte le nom du non moins grand Charles. Un autre café, le premier cigarillo, une pause pipi et un parachutage de togolais (combinaison café-cigare très efficace le matin), on enlève le toit….puis on remet le toit parce que maman a peur de se les geler (les oreilles bien sûr). Le moteur est chaud (on le sait parce que maman commence à se plaindre que le chauffage lui brûle les arpions). Un rapide coup d’œil aux instruments permet de s’assurer du fonctionnement de ces derniers (Réflexe rassurant pour le classiqueux ).

Pendant ce temps, les concurrents de province roulent vers le nord et les belges continuent à ronfler comme des porcs, bien au chaud sous leur trois couches de couvertures en peau de couille de caribou. Le point de rendez vous est à 11h30 sur le parking d’un restaurant dans le village de Le Quesnoy (que tout le monde connaît). Le cadre est sympathique. Maman apprécie le décor de vergers et la platitude de ce plat pays qui n’est pas le sien, tout en téléphonant à sa mère pour prendre des nouvelles des lardons abandonnés à un sort bien heureux, à la maison avec grand mère qui les gave de bonbecs multicolorés qui filent la chtouille et niquent les chicots.

Premières retrouvailles pour certains depuis la Lozère (purée deux mois c’est long !), on se claque deux ou trois bises (une seule pour les fainéants de belges) et on fait connaissance avec ceux qu’on a encore jamais rencontré (on les rassurent). Les grandes gueules commencent à se faire entendre (et parfois sentir). Pendant que les spécialistes de la pompe à injection entament leur discussion philosophique sur l’invention de la roue crantée, les spécialistes de la pompe à bière allument gentiment la chaudière à coups de Jeanlain sans plomb (le plomb est à l’origine du crétinisme). Le Pierrers après soulagement de sa prostate atrophiée montre l’exemple et prend la tête du peloton des piliers de comptoir. Le soleil est au zénith (et n’est pas prêt de passer au Weber), les mamans se retrouvent autour d’un verre de vin blanc ou de grenadine et commencent à causer de leur fringues d’automne et de leurs gynécologues, tandis que de l’autre côté de la tablée, les débats s’orientent plutôt sur la température de la bibine. La conclusion de ces débats se recentre sur un vieil adage séculaire : « quand la bière est fraîche, les cœurs se réchauffent et la production des gamètes diminue en proportion».

Enfin les derniers protagonistes débarquent. L’arrivée du dernier convoi belge mené par notre brasseur attitré (Son altesse Frédéric premier de Couvin)et sa charmante moitié marque le début des hostilités. Les mamans sont venues nombreuses et c’est tant mieux ! Comme ça on a autre chose à mater que la nouvelle tire couleur étron métallisé de 964M. Il fait toujours beau et tout le monde est gentil (à part Phylippe et l’empoisonneur girondin qui ne sont pas là). On a une pensée pour le prez. Patrick 123 ne reprend pas de dessert. Le repas est avalé sans plus de formalités et nos GO nous distribuent nos accessoires pour la durée de la guerre (Un polo chic, des bouteilles de flotte et un livre de route que je relis volontiers chaque soir avant de l’endormir, le tout emballé dans un sac plastique de belle confection qui pourrait devenir très utile à maman après quelques kilomètres de virolos plus loin).

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14h00, le bison n’a pas le temps de faire la sieste (il se contentera d’une simple flatulence de bon goût) et les belges levés très tard sont maintenant bien réveillés. Ils se laissent aller à quelques commentaire graveleux. C’est l’heure du grand Barnum, du convoi improbable, de l’arsouille ultime. La concentration est à son comble derrière les momos, les leccara et autres prototypos de picharon. Maman se repeint des babines à grand coup de rouge à lèvres en ajustant sa ceinture de sécurité et en téléphonant à sa mère pour lui dire que …tout va bien (elle n’a pas encore raoulé). La caravane s’ébranle dans des effluves d’huile chaude et des gaz non brûlés de Pat123. Maman commence seulement à étudier le livre de route : « c’est quoi les flèches dessinées sur la feuille ? »-« c’est rien ma caille, ça veut dire qu’il faut suivre la voiture qui est devant au prochain carrefour… ».

On passe quelques villages pourris, croisant parfois le regard de quelques bovidés nonchalants et d’indigènes consanguins. La route est belle, maman aussi, on est heureux, on sifflote et on chantonne : « à la pèche aux mouleumouleumouleu je n’veux plus’yaller Maman…. ». Maman : « c’est joli par ici ! ». Nous : « tu peux jeter un œil sur le roadbook s’te plait ? ». L’étape du jour s’arrête enfin après une bonne vingtaine de kilomètres pour une pose bien méritée. Les pilotes et les machines se reposent quelques instants au bord d’un canal. Les plus vieux d’entre eux en profitent pour se soulager. L’odeur est insupportable, on est arrêté en plein milieu de la mèque du fromage qui fouette…MAROILLES !

Vingt kilomètres qu’on roule et la fatigue est perceptible. Mais il faut repartir. Le cœur vaillant et les roupettes bien calées dans le kangourou, chacun se précipite dans son cockpit la peur au ventre (surtout ne pas me faire larguer par le gonze de devant, sinon je vais me paumer). Notre Frédo belgo-povenço-alcoolo imprime un rythme soutenu largement facilité par la puissance démoniaque de son speedster pur jus de 60 bourriquots. Il est déjà écarlate le Frédo tellement il aime le soleil sur sa peau couleur lavabo.

Cent kilomètres d’une seul traite, sans pause pipi, ni pause clope, ni pause flan au chocolat. L’épreuve est rude pour les Pitou, Pierrers, Marco et autres vieux limeurs de bitume. Les villages défilent à la volée comme dans un film de Lelouche louche: Petit Fayt, Bon-debout (les deux pieds sur les freins), Haut lieu (dernière grande arsouille de l’histoire automobile), Flaumont-Wendrechies (c’est là que Maman a vomi) , Sémerie, Clairfayt, Solre le château (qu’on a jamais vu), Cousolre, Bousignie-sur-Roc, Baumont (c’est enfin les Ardennes), renli (deuxième vomi de Maman), Fourbechie (dans mon bénard).

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Fin d’étape à Cerfontaine (de binouze) où nos GO nous attirent dans une embuscade préparée par un garagiste (qui souhaite rester anonyme) réputé pour la qualité de la bière qu’il fait volontiers consommer à ses clients avant de prendre la route (pour rouler bien, roulez plein !). Cette pause longue bien méritée permet à chacun de reprendre le fil de ses conversations du midi : roue crantée, voir pompe à essence pour les uns, chiffons, gynéco, marmots pour les autres. Mais rapidement, l’attention se détourne vers un binôme de shampouineuses venues tout spécialement d’un carmel bien connu pour astiquer….les pare-brises de nos belles automobiles. Pierrers en profite comme à son habitude pour passer devant tout le monde et se retrouver premier pour le dit astiquage de pare-brise. Pendant que les astiqueuses astiquent, les classiqueuses se refont une peinture faciale et les classiqueux astiquent le zinc du comptoir du garagiste anonyme. Si bien que vers les coups de 19h00 on s’aperçoit que Pat123 a raté les vèpres et qu’Oggy n’est toujours pas arrivé jusqu’à la pompe à bière pour cause de panne pompe a essence. Opération relations publiques réussie pour le garagiste anonyme, on lui claque une grosse bise au passage avant de redescendre dans nos vielles trapanelles (en oubliant maman qui était restée à attendre son tour avec d’autres mamans devant la porte des goguenaux du taulier)

Tout rentre dans l’ordre et l’on reprends la route pour l’étape de liaison vers le fameux carmel de Matagne, haut lieu de dépravation classiqueuse de l’édition 2007. Une pose technique est accordée au passage pour le remplissage des tanks de nos destriers métalliques (qui consomment cependant bien moins de carburant que leurs illustres équipages). Les mamans sont heureuses, on ne s’est même pas engueulé depuis le matin et chacune attend avec impatience la suite des réjouissances qui fera la part belle à leur beauté diaphane de flamandes d’un jour.

A défaut de Flamande, la soirée programmée sous la tonnelle du taulier belge nous entraîne au contraire dans l’univers féerique des nuits orientales confidentielles et feutrées. Après une rapide remise en condition au carmel, les couples et les solo-alcoolos rejoignent la brasserie des Fagnes. Les cars de japonais (clientèle habituelle des lieux) ont déserté les parking pour laisser place au convoi multicolore de nos vielles brèles encore vaillantes……………………

21h00 : Là, se prélassent sur la terrasse quelques membres « moderneux » sympathisants du club des yeux rouges (branche dissidente du 911.net), venus tout spécialement admirer nos magnifiques montures (les voitures pas les mamans) et profiter de l’occasion pour se rincer le gosier à l’œil (et aussi se rincer l’œil, le gosier sec). Certains sont venus de très loin comme nos amis les belges , certains même au volant de leur voiture à eau en passant par l’autoroute de l’est (toujours désert même le 15 Août). Les quelques mioches venus contre leur gré commencent à avoir la dalle et s’abrutissent sur leur game boy.

Notre fan club est au complet avec la présence de la Harry’s family (grands consommateurs d’une marque de mie pain bien connue), de notre non moins célèbre urgentiste de l’extrême qui pour l’occasion a revêtu son plus bel uniforme de mamelouk californien. Accompagné de son fidèle barreau de chaise castriste, ce dernier s’est attiré les faveurs d’une magnifique concubine qui pour l’occasion s’était elle aussi parée de ses plus beaux atours. La rigueur apportée à la toilette de cette reine de sabbat mexicaine et les filets de bave ruisselants de la bouche fétide de nos camarades les plus anciens en disent long sur l’entrée remarquée de ce binôme improbable.

Derrière son téléobjectif hypertrophié, la langue dégoulinant entre ses ratiches de vieux beau, notre gnome paparazzi des nuits chaudes de la jet-set congolaise, en profite pour mitrailler la belle, se découvrant à tout jamais une vocation inébranlable pour le nu artistique en photos numériques . Patounet, engoncé dans un accoutrement ridicule digne des plus vilaines rombières des bordels vérolés de la médina de Fès, ne cache pas son émoi et nous gratifie d’un « putain s’qu’elle est bonne ! » (il parlait probablement de la bière) dans la plus pure tradition poétique de la paysannerie grolandaise. Le bison quand à lui, fidèle à son flegme légendaire et britanique (à couilles rabattues) relativise l’incident en s’exclamant à qui veux l’entendre « on verra bien la tête qu’elle aura demain matin sans son fond de teint! ».

Les remarques graveleuses battent leur plein et l’ambiance est aux grivoiseries. Le taulier s’époumone à tenter un discours que personne n’écoute pendant qu’une maman (probablement ivre après un demi verre d’orangeade) reprend sa respiration après une chute de chaise suivie d’un triple salto arrière et d’une double fracture tibia-périnée. Il faudra au moins trois ou quatre griottes des Fagnes pour que tout ce monde soit enfin arrivé, que les mamans soient habillées et fardées et que toutes les convives mâles soient enfin remis de leur émotions érectiles.

21h30 (et quelques grammes dans chaque œil) : Patrick est toujours en caleçon et arbore la même perruque ridicule. Les convives s’avancent péniblement vers l’entrée de la brasserie de sa majesté Frédo premier transformée pour l’occasion en magnifique cafétéria orientale (genre Flunch marocain). Certains, les plus aguerris se précipitent vers le buffet gratuit à volonté tandis que les plus malins (les grands anciens) se retrouvent patiemment au comptoir, sirotant une roteuse tout en devisant sur leur amour naissant pour belle concubine de l’urgentiste au monte cristo. Nous sommes au début de la nuit la plus chaude que la terre ardennaise ait connu depuis l’avènement de Bérrurier premier en 1664.

22h00 : Harry à pris place à table, son assiette remplie à raz-bord de couscous–mergez-congelée-poulet-fermier-ardennais (tout ça pour ne pas avoir à se resservir et se préserver d’une nouvelle file d’attente épuisante pour ses cannes de poussin malade). Maman n’aime pas la bière (pffffft !) et revendique sa cuite au vin blanc (elle est bizarre maman des fois). Elle en profite pour parler de ses varices avec sa voisine. Les pistards se sont regroupés pour mieux discuter de leur doutes. Les belges se sont mélangés avec les autres convives pour passer inaperçus (mais on les identifie aisément à cause des emplâtres de fond de teint brunâtre étalé à la truelle par leur condisciple Frédo le brasseur). A la lumière des lampions au néon, sur un fond musical façon disco égyptien post Dalida, chacun se délecte de ce repas de roi tout en se gargarisant le fond de la gorge d’une lampée de royal pinard.

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23h30 : La compétition est à son apogée, chacun puise dans ses ressources pour avaler une gorgée de plus de boisson qui fait rire. Les plus vaillants se sont allongés sur le tapis persan époque Saint Maclou où a été installé pour l’occasion un narguilé. La attention bucale délicate à eau passe de bouche en bouche accompagnée au passage de quelques gonocoques. Les discutions vont bon train mais l’articulation devient approximative. On fait la queue devant les toilettes des dames.

Dimanche 00h00 : La soirée s’occidentalise version Village People. Le tapis Saint maclou est remisé pour laisser place à une piste danse improvisée. Sur des rythmes pas du tout orientaux, quelques couples s’essayent à des passes de rock averonnais. Le comptoir des Fagnes ne désemplit pas. Les serveurs sont débordés, les belges pas encore fatigués.

02h30 : L’urgentiste à enlevé le haut et tout le monde prie pour qu’il en reste là. Doud continue son mitraillage sur la même cible qu’à 21h00. Pierrers va se coucher, il vient de battre son record de longévité en soirée. Maman ne veux pas partir, elle en est à son troisième verre de blanc et n’est plus en possession de ses facultés mentales. Pitou est toujours intarissable sur la pompe à injection. Oggy fait semblant de l’écouter et a un œil qui se ferme. On commence à se donner rendez-vous pour l’after au carmel. Le bison reste stoïque, accoudé au comptoir, inébranlable comme un vieux chêne décontracté du gland. Personne n’est malade ce qui en dit long sur la qualité du menu et du liquide frelaté du brasseur ardennais.

03h00 : Sur le parking, on improvise des petits convois pour l’étape nocturne en direction du carmel où nous attendent quelques bières bien fraîches (ça manquait un peu) et un film de boules des années soixante dix où on voit de temps en temps un bout de sein qui dépasse d’un corsage honteusement dégrafé. De quoi réveiller les instincts lubriques du lutin vert qui pour une fois n’a pas oublié la moitié de son paquetage en quittant la brasserie. Maman roupille dans la voiture.

Dimanche 30 Aout :

9h00 : Les voitures démarrent mieux que les bonshommes. Cependant, malgré la forte implication des concurrents au cours de la soirée de la veille, les retards à l’allumage resteront anecdotiques. Les mamans y sont certainement pour quelque chose. Le bruit du sèche cheveux constitue un réveil idéal pour un classiqueux en retour de cuite. Le son des flat réveille les derniers qui, une main devant, une main derrière se précipitent sous la douche, s’essuient vite fait le séant et enfilent prestement leurs nippes abandonnées la veille en vrac au pied du lit, les chaussettes dans le saint frusquin, le saint frusquin sur les santiags, le tout surmonté par le moule couille en fausse peau de léopard de chez Christian Clavier. Les effluves d’alcool saturent l’air frais du matin ardennais. Le Carmel retrouve peu à peu sa quiétude au fur et à mesure que ses locataires quittent les lieux, non sans laisser au passage quelques peaux de renard dans les buissons. Les mamans sont contentes, comme d’habitude.

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Le point de départ de l‘ultime étape de régularité est vite rallié puisqu’il s’agit du lieu de débauche de la veille qui a retrouvé dans la nuit sa destination originelle. Là, un café et une bière chaude nous attendent, agrémentés d’une foultitude de viennoiseries. Le taulier a prévu tous types de scénaris. Il est en mesure de réveiller les cas les plus préoccupants. Chacun regarde fixement son bol, regrettant déjà ses excès de la veille en jurant tous les saints qu’on ne l’y reprendra plus.

Les formalités de départ sont maintenant bien maîtrisées. Chacun perçoit sont panier garni et son sac plastique à double emploi et va se rassoire avec son troupeau de bovidés qui cavale sous sa boîte crânienne, sa bouche pâteuse et ses dents du fond qui baignent dans les résidus de mergez-volaille non digérés. L’état des participant laisse découvrir un spectacle pitoyable et heureusement que San-Bernardo (moine cistercien rencontré la veille sur le bord de la route et invité au dîner par le bison, toujours généreux et soucieux de préserver son âme chaste de toute tentation lubrique) est là pour tenir le cerceau de la Flatmobile que son propriétaire a délaissé pour finir de cuver sa ronflée de la veille (très longue phrase, mais on ne peux pas la couper). On saura bien plus tard que le moine se défroqua à l’issue de cette expérience pour embrasser la carrière de easy driver, troquant ses santiags de Jérusalem contre une paire de boots spécial niquage ayant appartenu à un empoisonneur girondin, ainsi qu’une bien belle 911 2.4l TE au palmarès belge francophone envié par tous les enfoirés de flamands.

Quelques croissants plus tard, après une étape technique aux commodités. Les équipages s’affairent autour de leur monture pour caser dans les coffre quelques souvenirs liquides de leur passage à la mèque de la binouze frelatée. Une caisse de griotte, une caisse de brune, une caisse de blonde et quelques boites de Maroile seront les bienvenus quand l’hiver sera venu. Accessoirement, on fait les recomplètements en huile de synthèse pour soulager les mécaniques du sur-poids embarqué.

Chacun prend son courage à deux mains, deux grammes de dafalgan en suppositoires et le convoi démarre sur le rythme toujours aussi soutenu du brasseur au teint rose bébé,(là c’est plutôt rouge bourgogne pinot noir). Les 912 dont les propriétaires ont su se préserver des conséquences de la sauterie de la veille suivent sans grande difficulté malgré le manque de puissance de leur quatraplat poussifs et creux. Le dimanche est radieux et quelques belges (les cons !) mal informés du passage de ce convoi VIP se risquent à improviser une pétanque partie en plein milieu de la voirie. Ils seront épargnés cette fois ci, eut égard à la grande magnanimité classiqueuse.

Cette interminable et glorieuse étape de quatre vingt cinq virgule zéro un kilomètres est marquée par une pose à mi-parcours afin de permettre à Patounet, qui a raté les vêpres de la veille, d’aller enfin se recueillir devant l’hôtel (de passe) du village de Oignie en Thiérache. Pendant que le dévot récite ses pater noster entre deux gaz incontrôlés, le reste de la troupe, les gens plutôt de gauche se retrouvent au bistrot d’en face pour savourer quelques litres d’eau salvatrice. Chacun y va de sa petite anecdote de la veille mais l’énergie manque à la plupart et la mémoire se trouble quand à la véracité de certains faits d’armes. Les plus atteints perdent leur dignité et se laissent mourir, assis en vrac contre le mur de l’église. Le spectacle est pitoyable (l’auteur insiste). Il s’apparente davantage à la débâcle de Russie qu’à la prise du pont d’Arcole. Pourtant, il faut continuer jusqu’à midi, heure sacrée ou classimous peut enfin s’adonner à son loisir préféré.

La caravane s’ébranle à nouveau pour rejoindre le lieu de l’ultime étape gastroliquide tant attendue depuis 9h00 du matin. Les classiqueux n’on rien absorbé depuis au moins une demie heure et les estomacs se tordent. Certains se risquent à des dépassements à la Pyrrhus profitant de la larvitude de la majorité des équipages pour leur placer une attaque surprise. La vitesse approche la moyenne vertigineuse de quarante kilomètres par heure. Les sacs plastique n’ont que peu servi. C’est un signe remarquable de l’endurance des mamans.

La fin de l’étape matinale voit s’échouer le convoi sur le parking du restaurant des forges qui se situe non loin….des forges. L’apéritif est servi prestement et se compose essentiellement de boissons américaines gazeuses non alcoolisées. Les meilleurs et quelques inconscients se risquent tout de même à commander quelques roteuses, histoire de se prémunir d’une défaillance de leur système immunitaire. Maman sourit (elle sourit toujours maman). Quelques rescapés moderneux sont là pour nous accueillir en héros. Nous les saluons d’un regard vif, paternel et affectueux.

Le repas traîne, comme si une certaine inertie s’était emparée de la joyeuse troupe. Le moral semble pourtant élevé, l’énergie manque. Certains se traînent lamentablement vers le buffet pour reprendre quelques légumes. Les plus pressés demandent l’autorisation de rentrer chez eux, prétextant de devoir arriver avant 18h00 pour le bain de leur descendance. L’autorisation est accordée avec bienveillance. Le mot abandon commence à être prononcé. Le mot désertion est dans toutes les têtes. La compétition est rude.

Passé ce repas salvateur, flatazor reprend le cerceau de la Flamobile pour sauver quelques apparences. San Bernardo est aussi content que maman. Il lui fait une bise sur le front (celui du bison) pour lui dire merci. Le bison accepte. Le convoi traverse encore quelques provinces aux noms plus ou moins exotiques et foireux. Il passe à proximité de la ville fortifiée de Rocroi, plus connue en tant que haut fait d’armes du régiment de Picardie que pour sa production d’escargot de bourgogne.

Et comme une péniche peut en cacher une autre, c’est logiquement que les 912 arriveront en tête à l’ultime étape de cette épopée. En effet, chaque équipage se dira au revoir sur une vraie péniche ayant appartenu au commandant Charcot affrétée tout spécialement par l’héritier Onasis himself.

Le bilan de cette sortie d’anthologie ne peut être résumé en six pages. Une vie entière de pistard à moustache ne serait pas suffisante pour en compter l’histoire dans sa totalité. Aussi, le rédacteur, dans sa grande humilité sollicite la mansuétude du lecteur pour pardonner ses trous de mémoire et autres oublis de pseudonyme foireux dans ce compte rendu tout aussi fantaisiste.

On reviendra la prochaine fois, dans les même conditions, le couteau entre les dents…..et avec Maman.

Texte : Rico73


Bonus de Photos par Dominique R.


 
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