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Page annexes: L'achat de ma première Porsche, entre rêve et réalité
Contributed by Ricco_3l2 on 03 February 2002 à 17:43:12 CET
3L2 L’histoire banale de la rencontre d’une 911 et de son propriétaire, passionné d’automobile en général depuis sa plus tendre enfance et par les Porsche en particulier depuis peu.




Tout débute par un été bien chaud au cours duquel il fait tellement chaud justement que je pète les plombs, figurez vous qu’une idée tout à fait saugrenue viens de me traverser l’esprit. Etant à la recherche d’une nouvelle voiture je me dit et pourquoi pas une 911. Il faut vous dire que cette idée je l’ai depuis fort longtemps mais que je l’avais gardé au plus profond de l’abysse ténébreuse qu’est mon inconscient.


La Porsche 911 représente pour moi le compromis idéal de la voiture de sport tant pour le mythe quelle représente que pour le coté abordable, parce qu’en tant que sportive mythique on peut citer pelle mêle Ferrari, Lamborghini ...etc etc mais qui sont d’un autre niveau monétaire.





Commence alors pour moi une bataille à l’information, j’achète tous les magazines qui traitent du sujet, je les lis, les dévore même, j’épluche les annonces une à une. Mais ma plus grosse source d’information c’est sur Internet que je vais la trouver. Après quelques recherches, seul 2 ou 3 sites sortirons du lot, avec des informations pertinentes et comble du luxe pourvu de forums de discussions. C’est la que je fais connaissance des premiers passionnés que je fréquente encore actuellement en plus des autres que j’ai pu rencontrer au fil des sorties que j’ai pu faire depuis.


L’Internet et les forums sont une source inépuisable d’information, mais aussi un supplice quotidien de discuter avec des propriétaires passionnés et soucieux de leurs 911. Mi Octobre arghh je craque ...je décide de prendre 15 jours de congés en novembre et de me consacrer à 111% à la recherche, puis à l’achat de Ma première 911 ....si je trouve mon bonheur. Après 6 mois d’étude je me suis focalisé sur 2 modèles, ce sera soit une SC 3.0L ou une Carrera 3,2L suivant que je trouverais un de ces modèles qui me convienne, la SC n’étant pas facile à trouver en bon état, mais cela permet d’élargir le choix des voitures à voir. Le coût d’achat et d’entretien n’étant pas trop éloignés pour l’une ou pour l’autre. Suivant les cotes de 2 modèles, je me fixe un budget de 100KF +/- 20KF.





Voilà la première semaine de congé qui arrive, étant sur Paris elle sera donc consacrée aux revendeurs de la région parisienne dont j’avais pris soins de faire la liste avant. N’ayant pas beaucoup de retour sur les revendeurs qui font souvent l’entretien de nos belles, je décide de me déplacer pour faire d’une pierre deux coups et ainsi commencer à repérer les lieux pour trouver un endroit ou faire entretenir ma future 911. Et là comme je m’y attendais ...pas grand chose à se mettre sous la dent. Comme j’avais prévu le coup (héhé) j’avais aussi fait une liste de tous les revendeurs de l’est de la France où on trouve pas mal de Porsche à vendre du fait de la proximité de l’Allemagne ,gros consommateurs de Porsche neuves qui finissent forcément en occasion. Le fait est que mes parents habitent dans l’Est de la France ce qui a facilité mes recherches ; j’ai donc une semaine pour visiter les différents garages. Etant arrivé le vendredi soir j’avais pris rendez-vous avec 2 revendeurs le samedi, celui-ci commence très tôt, direction Strasbourg et visite du premier garage. Il commence par me dire que la SC qu’il devait rentrer vient d’être accidentée par la personne qui la convoyé jusqu’au garage. Il faut vous sachiez que la SC que je venais voir m’emballais au plus haut point, du moins sur le papier. Elle était noire, intérieur cuir, TOE, jantes Fuchs et 160000 kms avec carnet. Il commence donc par me montrer les 3,2L qu’il avait en exposition. Quand j’aperçois au fond du garage une autre 911 et lui dit « Et celle là, la bas !!!!! », et lui de me dire « je viens juste de l'avoir et elle fait partie du convoi ,avec la SC qui a été accidenté ». Je m’approche et la mon cœur se mit a battre de plus en plus fort, c’était le coup de foudre, pourtant elle était d’une couleur que j’avais proscrit dès le départ, elle etait blanche et finalement j’aime beaucoup et je trouve que la couleur lui va bien. Je commence à faire le tour de la voiture, elle est propre et là j’ouvre une porte pour admirer l’intérieur qui me donne un deuxième coup de foudre que je n’aurais pas imaginé aussi fort dans mes rêves les plus fous. Vous allez dire qu’il est peut etre pas d’une folle gaieté, mais il tranche bien avec la couleur extérieur, puisqu’en effet il est noir. L’intérieur donc, est en semi-cuir noir, le tissu du milieu des sièges étant celui avec l’inscription Porsche imprimée dessus. Ca lui donne un air sportif que je ne me lasse pas d’apprécier à chaque fois que je monte dans ma belle. L’avantage dans cette situation c’est que la voiture venant juste d'etre rentrée ,le garage n'a pas eu le temps de passer tous les produits "miracle" qui font briller de partout et qui rend la voiture plus neuve qu’à sa sortie d’usine. Après inspection elle est vraiment très très propre, tant au niveau extérieur qu’intérieur, même le compartiment moteur est nickel, je m’apercevrais même un peu plus tard qu’avec juste un léger nettoyage qu’il fera des envieux.


Avec ce qui va suivre , tout le monde va me prendre pour un fou. Vous savez tous les conseils que l’on donne aux gens avant l’achat d’une Porsche, et bien j’ai fait tout le contraire de ce qu’il faut faire. On dit qu’il faut voir beaucoup d’autos, et bien vous verrez par la suite que j’en ai pas vu des masses et que c’est la première que j’ai vu dont je suis tombé amoureux. On m’avais dit, pas de carnet, pas de factures et bien point de salut. J’ai acheté ma 911 sans carnet et encore pire que tout sans facture. Pour tout vous dire le carnet je trouve que ce n’est en aucun cas la garantie d’une voiture sans faille au niveau de l’historique. Des propriétaires qui roulent avec des faux carnet sans même le savoir, il doit y en avoir un paquet, vous me direz pour la plupart ils ne sont pas malheureux, une Porsche bien entretenue acceptant de rouler plus de 200000 ou 300000kms sans gros soucis particuliers, avec la tranquillité d’esprit d’avoir une voiture de moins de 100000kms. Pour ma part la voiture affichait un kilométrage au compteur de 128000kms qui me semblait cohérent avec l’état cette auto et paradoxal avec l’age de la voiture. J’ai donc suivi quand même le proverbe qui dit que pour une Porsche il vaut mieux se fier à l’état général de la voiture plutôt qu’au kilométrage affiché. Pour en revenir au carnet, je préfère vous dire de privilégier les factures qui attestent plus du bon entretien régulier de l’auto et surtout qui justifie en détail des travaux effectués, le carnet indiquant juste le passage régulier de la voiture au garage sans même savoir ce qui a été fait. Quand aux propriétaires qui justifient l’absence de facture par le fait que c’est un ami qui s’occupe de la voiture, je leur répondrais que c’est mon cas parfois et même s’il m’offre une heure ou deux de main œuvre par-ci ou par-là, il paye les pièces et j’ai donc au moins ces factures là. Donc les soit disant 911 vendues avec un moteur refait à neuf sans aucune facture de pièce parce que c’est un ami qui l’a fait n’ont aucune valeur pour moi.


Après ces parentheses, revenons en à ma folle semaine de recherche. Je repars donc du Garage où ma future acquisition m’attendait. Puisqu’il faut en voir plusieurs, et surtout qu’il ne faut pas s’emballer je repars chez un autre vendeur, de toute façon j’ai pas le choix j’avais pris rendu à Forbach. Et oui certain auront deviner que j’avais rendez-vous avec notre célèbre Robert Stutzmann (RS pour les intimes) de SWS. J’arrive à la gare de Forbach et après un long moment d’attente, déjà à cette époque , notre ami est un homme très pris, il arrive au volant de la voiture que je venais voir, j’en attendais pas tant et suis encore plus excité lorsqu’il m’invite à monter à coté de lui pour le retour dans son fief à Spiesen. Cette sensation lorsqu’on monte pour la première fois dans une Porsche est indescriptible. Cette vision des ailes avants se terminant par ces gros phares globuleux à travers le pare-brise, cette rangée de 5 compteurs face au conducteur, cette odeur si particulière, un peu comme quand on monte dans une anglaise et que on la reconnaît tout de suite par son parfum, ce bruit inimitable du flat6 qui ronronne derrière votre dos. Ca y est je viens d’attraper le virus de la porschomania, si j’avais encore quelques doutes, ils s’effacent au fur et à mesure que les kilomètres défilent. Ce sera une Porsche et rien d’autre, quand les gens vous disent qu’une fois qu’on y a goûté on en devient accroc, on les prend pour des fous, mais je vous assure que c’est vrai, on pose une fois les fesses dans une Porsche et ça en devient une obsession, à ne plus en dormir la nuit, on en redemande encore et encore, toujours plus, il vous faut une Porsche un point c’est tout. Redescendons de notre petit nuage, nous voilà arrivé chez SWS à Spiesen, je descends de la voiture, le sourire encore scotché au visage, je commence à faire le tour de ce très beau SC 3.0L targa, l’observe sous toutes les coutures, ouvre, ferme, vérifie et puis au bout de 15 ou 20min Robert Stutzmann revient vers moi, faut dire qu’il s’occupe de plusieurs personnes à la fois, et me dit : « si tu veux va l’essayer, vas y », et là mon sang ne fait qu’un tour, mes jambes se mettent à trembler, et je me dis en mon moi intérieur bien profond, « mais il est fou ce type, il me laisse partir seul avec une Porsche », en fait il est comme ça , Robert Stutzmann. Je me laisse tomber plus ou moins dans la voiture, dieu que c’est bas, on est bien en présence d’une sportive, j’en suis encore tout retourné, mais j’ai laissé l’honneur du premier tour de roue à mon père. Il enclenche la première, aïe ça craque, pas facile l’embrayage et la boite au premier abord, on roule une dizaine de kilomètre avant de s’arrêter sur une petite aire au bord de la route. L’heure fatidique arrive, c’est à moi de jouer, je m’extrais de la voiture, c’est définitif, c’est vraiment une voiture de sport. Je fais le tour de la voiture, mon cœur se met à battre de plus en plus fort, je m’installe derrière le volant et fait les derniers réglages. Bon quand faut y aller…, vous connaissez la suite, j’embraye, passe la première et relâche doucement l’embrayage. La voiture s’ ébroue sans difficulté, on sent déjà le couple omniprésent à bas régime, j’écrase doucement la pédale d’accélérateur au fur et à mesure que je m’engage sur la route, je passe la seconde gentiment, vraiment pas facile de manipuler cette boite de vitesse qui semble venue d’un autre temps, et insiste un peu plus sur la pédale de droite, ca pousse, ca pousse très fort. Je prends toujours énormément de plaisir à conduire, mais une Porsche on a l’impression de la piloter plutot que de la conduire, ce qui décuple encore plus ce plaisir que l’on peut ressentir au volant d’un tel engin. Pris au jeu de ses accélérations qui n’en finissent plus de vous faire hurler de plaisir et surtout de faire monter le taux d’adrénaline et là c’est le premier virage un peu raide qui se jettent à vous et on commence à serrer les fesses, se remémorant les conseils pris ça et là sur l’architecture en porte à faux arrière de la 911, ouf ca passe, première frayeur aussi et je décide de rentrer tranquillement au point de départ. Autant vous dire qu’après cette essai je ne suis parti qu’après une après midi de visite des différents ateliers et show room de SWS et surtout après de longues discussions de passionnés, d’anecdotes et autres histoires. Je suis donc reparti heureux, plein de belles images de Porsche dans la tête, mais surtout celle que j’avais vu le matin et qui m’obsédais encore plus.


Après un week-end de réflexion , en effet je me demande si c’est bien raisonnable de craquer sur une 911 dont l’historique est inexistant, mais bon le coup de foudre ça se contrôle pas. Lundi, 8 heure du matin nous revoilà reparti à l’assaut des routes de l’Est de la France en direction de Strasbourg en passant par les différents spécialistes comme Jet Set Cars, Alsace Sport Auto et même la concession Porsche de Strasbourg avant de me rendre chez celui chez qui ma future acquisition m’attendait. Et là, à nouveau le même cirque, on tourne autour de la voiture, on l'observe sous tous ses angles et tout le toutim, avant de me diriger fébrilement vers le vendeur pour lui dire : «c’est ok, je la prends ». On se dirige vers son bureau pour signer tous les papiers nécessaires, faire le chèque de caution. Le pire c’est que je ne sais même pas si je vais pourvoir débloquer les fonds, mais il me la faut et je l’aurais, me dis-je un peu inquiet. Rendez-vous avec le vendeur est pris pour le samedi après-midi, le temps que je prenne mes dispositions pour réunir l’argent et lui pour préparer la voiture. Je repart direction la maison dans un sentiment mélangeant bonheur et angoisse. Le lendemain matin 9h00 (mardi) j’appelle le banquier un peu angoissé pour prendre un rendez-vous dans l’urgence, en lui précisant que j’ai besoin de l’argent samedi. Ca fait plus de 10 ans que je connais mon banquier donc ça aide bien, il me donne rendez-vous mercredi matin pour faire les papiers et activer le processus. Ce fut juste mais samedi matin je passe à la banque prendre mon chèque, et au moment de me tendre le chèque de banque, je le saisie et me dit : « ça y est c’est enfin le grand jour, un grand jour dans ma vie, je vais être porschiste... »


Et c’est parti pour un ultime voyage vers Strasbourg. Sur la route le temps est plutôt gris, mais il ne pleut pas, c’est rassurant pour le retour. Que le voyage est long, plus long que les 2 dernières fois, j’ai du mal à tenir en place sur mon siège. Il est 13h30, nous voilà arrivé devant le bâtiment et nous sommes en avance. Pas de chance ce n’est pas encore ouvert, encore un peu de patience et beaucoup de stress pour mes nerfs. 14h00, les portes s’ouvrent enfin devant moi, comme on ouvrirait les portes de Disney Land à un enfant( un bonjour a Mickey au passage), à part que je ne vois pas mon joujou pour adulte, mais c’est parce qu’elle est en train de sortir par derrière pendant que l’on va signer les derniers papiers et que je tends le chèque de banque. Je ne sais pas pourquoi je n’ai jamais été autant heureux de faire un chèque. On sort enfin devant le garage attendre cette 911 qui est maintenant mienne, quand elle apparaît tel un miracle, belle avec ses courbes si féminine, si élancée et pourtant si agressive. J’étais, je suis et je crois que je resterais émerveillé devant tant de charme. Le vendeur me prodigue quelques conseils d’usage quand je me dis en moi même « abrège, les voitures ça me connais, j’ai envie de poser mes fesses dans mon nouveau joujou » (c’est qu’il est pressé le petit gars). Ca y est il a fini, une poigné de main plus tard et je pose enfin mon fessier dans cette 911, MA 911, et là l’embrayage dur comme celle d’une voiture de course, la boite de vitesse récalcitrante et la direction lourde comme un camion me font paniquer, pensez donc c’est la deuxième fois que je conduis une Porsche et je n’en même pas large. Il faut que je traverse cette double voie à la circulation plutôt dense pour me retrouver sur la voie de gauche et ainsi pouvoir faire demi tour au prochain feu direction chez moi. Ca y est je suis enfin parti, direction …… la station service, reste plus grand chose dans ce réservoir, après une gloutonnerie qui n’en finissait plus je pars payer. En général le premier plein fait assez mal, même si sur ma précédente voiture le réservoir faisait 70 litres, ici on parle de 85 litres, après on fini par s’habituer. Cette fois c’est sûr, je suis parti pour de bon. Après quelques dizaines de kilomètres à "jouir" de ma Porsche, après cette épreuve plutôt éprouvant de la ville pour un jeune porschiste, voilà que la pluie se met de la partie. C’est pour moi l’occasion de tester la première faiblesse des 911, l’efficacité plutôt moyenne des essuie-glaces, la deuxième étant l’éclairage et comme vous vous en doutiez je finirais le voyage de nuit tout en continuant à serrer les fesses pour cause de chaussée détrempée. J’arriverais à bon port heureux, mais surtout soulagé d’être arrivé, cette première escapade de 350kms n’ayant pas été de tout repos. La nuit suivant mon achat je n’ai pas beaucoup dormi, l’excitation de cette folle journée me l’ayant interdit.





L’achat de ma première Porsche, cette première journée à son volant resteront à jamais gravé dans ma mémoire, comme peut l’être son premier amour. Encore aujourd’hui J’ai l’impression de vivre un rêve auquel je ne peux croire.


Peut être à bientôt pour de nouvelles aventures au volant de ces bijoux qui nous font tant rêver…











Un 911iste heureux parmi tant d’autre.


Ps NDS : La Porsche sans alcool et la fete est plus folle !!


 
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